Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Le soleil envoie en direction de la Terre des rayons lumineux qui réchauffent la surface du globe. De son côté, la Terre émet des rayons infrarouges* de plus grande longueur d'onde* en direction de l'atmosphère*. Une partie de ce rayonnement infrarouge est retenue par les gaz à effet de serre* contenus dans l'atmosphère et renvoyé vers la Terre provoquant un réchauffement supplémentaire, permettant le maintien de la température* terrestre à 15° C.
Les gaz à effet de serre* sont la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de carbone* (CO2), le méthane* (CH4), les oxydes d'azote* (NOx) les chlorofluorocarbures* (CFC), le monoxyde de carbone (CO) et l'ozone (O3) dans la couche inférieure de l'atmosphère. Sans ce phénomène naturel d'effet de serre, la vie sur la Terre serait simplement impossible : la température moyenne sur Terre se situerait à environ - 18° C.
Mais, au cours des dernières années, les activités humaines (l'utilisation des combustibles fossiles* pour le chauffage, l'industrie et le transport ainsi que la déforestation) ont entraîné une forte augmentation de la teneur en gaz à effet de serre : sur les émissions de dioxyde de carbone estimées à 7,1 milliards de tonnes par an, 2 milliards sont absorbées par les mers, 1,8 par les surfaces terrestres mais 3,3 milliards de tonnes non-recyclées perturbent l'équilibre de l'atmosphère et du rayonnement*. Cela renforce le réchauffement global de la surface de la Terre et des couches inférieures de l'atmosphère au risque de modifier les climats* et provoquer une élévation des niveaux marins par la fonte des glaces. Les mesures effectuées confirment que la température moyenne sur la Terre a augmenté de 0,3 à 0,6 degré au cours des cent dernières années ; elle montre, en outre, que les années 1990, 1991, 1994, 1995 et 1997 ont été les plus chaudes sur le plan mondial depuis le début des mesures de températures. Les pays riches et industrialisés sont les premiers responsables : avec seulement 14 % de la population mondiale, les 24 pays les plus riches consomment 54 % de l'énergie. La quantité des rejets dépend du niveau de développement, du degré d'intensité énergétique et du choix de l'énergie : la combustion du charbon et du bois dégage beaucoup de dioxyde de carbone contrairement à l'énergie* nucléaire et aux énergies renouvelables.
Dans les années 1990, les conférences internationales de Rio et de Kyoto ont demandé aux États d'en prendre conscience et d'adopter des mesures pour enrayer ce déséquilibre.
À titre d'exemple, voici une hypothèse sur le pouvoir de réchauffement global (PRG) des différents gaz à effet de serre à cent ans (le CO2 est, par convention, l'unité de référence) qui est représenté par le schéma de gauche ci-dessous.
 © ADEME. |
Note : sur le schéma de droite, il faut lire NO2 et non pas N2O.
|
|