Ces pages contiennent une liste d'illustrations de ce qu'un locuteur peut, à un niveau de compétences donné, réaliser avec une langue. Ces descripteurs de compétences sont empruntés à une banque d'items élaborée pour le Conseil de l'Europe.
Comme dans tous les Portfolios européens des langues, les listes de descripteurs sont organisées par activité langagière (compréhension orale, compréhension de l'écrit, expression orale en interaction ou en continu, expression écrite).
Dans chacune de ces listes, les descripteurs sont regroupés par niveau de compétences (A1, A2, etc.). Ces niveaux sont au nombre de six (A1, A2, B1, B2, C1 et C2).
Les descripteurs permettent à l'utilisateur à la fois de faire le point sur sa progression en langues et de se fixer des objectifs d'apprentissage.
Il faut cependant souligner que ces listes ne contiennent pas d'information sur la façon dont la langue est utilisée pour réaliser les différentes tâches communicatives. Elles ne peuvent donc pas suffire pour évaluer le niveau réel de compétences atteint, qui ne peut être attesté que par des évaluations spécifiques et par l'expertise des enseignants et formateurs.
Trois caractéristiques importantes de ce Portfolio européen des langues doivent être soulignées.
a) Les descripteurs de compétences sont accompagnés d'exemples favorisant leur compréhension par l'utilisateur ; ces exemples assurent l'articulation entre les descripteurs, formulés d'une façon générale, et l'utilisation de la langue en milieu scolaire.
Exemple :
b) Les compétences en langues de la plupart des élèves scolarisés dans les lycées correspondent aux niveaux A2 et B1. Le passage d'un niveau A2 au niveau B1, puis au niveau B2 représente un investissement personnel conséquent et nécessite un temps important. Pour accompagner au mieux la progression de chacun et favoriser la prise de conscience de cette progression, les listes proposent, aux deux niveaux A2 et B1, trois niveaux intermédiaires (A2.1, A2.2, A2.3, B1.1, B1.2 et B1.3), élaborés spécifiquement pour ce modèle de Portfolio.
Exemples pour la compréhension de l'oral :


c) Les listes de repérage sont communes à toutes les langues apprises ou connues par les utilisateurs, y compris les langues d'origine et langues parlées en dehors de l'école. L'utilisateur doit porter dans les colonnes prévues dans la partie droite de chaque page le nom des langues concernées. Ainsi, l'utilisateur est invité à comparer ses savoir-faire dans différentes langues, à prendre conscience de leur complémentarité pour maîtriser différentes situations de communication et à développer sa compétence plurilingue.
Il convient dans un premier temps de mentionner, en haut de chaque colonne, la langue concernée.
En face de chaque descripteur, l'utilisateur dispose de quatre cases, qui correspondent chacune à une langue. Les listes prévoient la place pour quatre langues différentes.
Quand l'utilisateur considère qu'il est capable de faire, dans la langue concernée, ce que définit le descripteur, il peut griser la case :
En effet, les descripteurs illustrent ce que permettent de faire les compétences de l'utilisateur. Ceci suppose qu'il soit capable de transférer à d'autres contextes ce qu'il a appris à faire dans un contexte particulier. Effectuer une fois, par exemple dans une activité scolaire, une des tâches décrites dans les descripteurs ne peut suffire pour griser la case correspondante.
Ces listes de descripteurs et d'exemples qui les accompagnent ne sont pas exhaustives. Elles peuvent être complétées par d'autres descripteurs liés à la pratique individuelle de la langue ou à un contexte d'apprentissage spécifique ; les différentes sous-parties comportent des lignes vides où peuvent être portés de tels ajouts.